D'où vient l'inspiration | Je me casse

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De nombreuses personnes me demandent comment j’arrive à écrire autant (de loooongs articles), si souvent, si je n’ai pas peur de ne pas avoir d’idée d’article, de sécher, ou d’avoir ‘fait le tour’.

La vérité c’est que… non, je n’ai pas peur de sécher. L’inspiration est sans limite, infinie, et je sais que tant que mon coeur battra, j’aurai des idées. Elle est toujours là.

 

Voici comment j’écris ‘Une vie sans lundi’, par exemple :

La plupart du temps, quelques jours avant l’écriture de l’article, je commence à faire attention à ce que j’ai lu, entendu, aux questions qui ont été posées autour de moi. Je le stocke dans un coin de ma tête, pas de manière active, ni vraiment consciente, mais… je fais attention.

Ensuite, au moment d’écrire mon article – le vendredi en général – je me pose devant le clavier, et j’attends de voir ce qui vient. A ce stade, j’ai en général l’intuition d’un ou deux thèmes, mais je ne peux jamais savoir à 100% si c’est finalement sur ce thème que je vais écrire. Alors j’attends que le thème et la forme de l’article me viennent. 

Pour cet article, par exemple, je n’étais pas inspirée ce matin. Et puis au moment de sortir de la douche, juste avant de m’y mettre, je me suis demandée sur quoi j’allais écrire. J’ai attendu tranquillement que l’idée vienne : pourquoi ne pas écrire sur l’inspiration ? Comme souvent j’ai noté un titre sur mon téléphone pour ne pas oublier. Au sortir de la douche, mon cerveau était libre de distraction. J’étais disponible pour que l’idée arrive.

Et puis il y a 10 minutes environ, j’ai commencé à écrire, et j’écrirai jusqu’à la fin de cet article sans vraiment venir en arrière, à part à la fin, pour éditer. Je m’assied, j’attends que les mots viennent et je laisse mes doigts faire le reste.

Et là, vous avez très clairement mon processus créatif, et celui de beaucoup d’autres.

D’où vient l’inspiration ?

L’inspiration correspond à un processus magique qui associe trois éléments :

1) des informations du monde extérieur (nos observations),

2) des informations venues “de l’air”, du monde le monde des idées – un monde, qui comme je le conçoit, est un peu impalpable et transforme ce que l’on observe en idées, qui les connecte ensemble, par le filtre de notre vécu, de ce qui nous intéresse, nous stimule… D’aucuns représentent l’existence de ce monde par la présence d’une muse.. je pourrais écrire un livre sur le monde des idées 🙂

3) votre corps physique, dont le seul travail est de transformer l’idée captée en réalité.

Ainsi il y a trois étapes importantes :

  • celle de l’observation – on fait attention au monde qui nous entoure,
  • celle de l’incubation – on laisse les idées venir, on les laisse prendre forme sans les contrôler,
  • celle de l’action – on sort ses antennes pour capter ses idées, elles traversent notre corps, et arrivent au bout de nos doigts, et nous les transformons en projets concrets.

Cette alchimie entre le monde physique extérieur, le monde des idées, et votre corps n’est pas rationnelle. Elle est magique. Ainsi il est difficile de créer si on ne croit pas un peu en la magie. Une idée ça ne se contrôle pas, ça vient.

En résumé, pour que l’inspiration arrive – il faut d’abord être réceptif (étape 1 – faire attention), puis disponible mentalement (pour l’étape 2, l’incubation), et disponible physiquement (pour l’étape 3, la mise en oeuvre). Il est important de trouver votre moyen d’expression idéal (pour l’étape 3), et il est crucial que ce soit fluide à l’intérieur de vous pour que les idées passent du ciel à vos mains.

 

Faites attention – la règle numéro 1 de l’artiste

Je crois que nous sommes tous créatifs, et donc tous artistes. Peu importe ce que vous décidez de créer, même si cela n’a rien à voir avec une oeuvre d’art, ou quelque chose de beau ou d’inspirant, même si c’est un rapport de 300 pages en police Times New Roman 12, quand on crée, on est artiste. Et on a besoin de capter l’inspiration.

Et un artiste observe le monde autour de lui-elle. Rares sont les artistes qui vivent sans connexion avec le monde. Parfois cette connexion peut être très physique : observer les gens, la nature, le mouvement d’une ville, et parfois cette connexion peut être par le biais d’une autre création : en lisant un livre, en regardant une peinture, en écoutant de la musique.

Par exemple, les soeurs Bronte ont grandit dans une grande isolation, pourtant cela n’a pas empêché Émilie d’écrire les Hauts de Hurlevent : elle vivait dans un endroit isolé et venteux (comme dans son roman) et a découvert les histoires d’amour… dans les livres qu’elle dévorait.

Et la chose ultime à observer, c’est ce qui vous arrive. Votre propre vie, et surtout comment vous réagissez à ce qui vous arrive.

Ainsi, vous n’aurez pas d’inspiration si vous n’êtes pas activement attentif au monde qui vous entoure et à vos réactions.

Observez. C’est ainsi que vous aurez des choses à dire.

 

Soyez disponible – la règle numéro 2 de l’artiste

Je n’ai aucun mal à écrire des articles de blog très longs. Mais j’ai eu du mal à écrire mes livres ces derniers mois. Pourquoi ? Parce que je ne suis pas disponible. Et je le sais.

Durant deux mois chargés, je n’ai pas créé l’espace mental pour accueillir les idées et les laisser incuber. J’observe, certes. Mais je n’ai pas créé le temps pour me poser le temps et m’installer devant l’ordi. Et une fois devant l’ordi, j’étais facilement distraite par d’autres projets. Parce que j’avais d’autres priorités. Et c’est ok. Je sais que je dois me rendre disponible, comme je me rends disponible pour écrire cet article chaque semaine, sans faute.

Pour créer, il faut créer le temps, et créer l’espace mental pour laisser l’inspiration venir.

 

J’ai observé qu’en général, si on bloque pour trouver une idée, cela vient de là : vous n’êtes pas prêt-e, vous n’êtes pas en attente. D’autres choses ont pris le pas.

Dans ces cas là, la seule chose à faire c’est de se rendre de nouveau disponible. Dans mon cas, cela signifie rajouter l’écriture de mes livres dans les tâches de le semaine. Cela signifie faire attention, non seulement à ce qui pourrait rentrer dans ‘Une vie sans lundi’, mais aussi à ce qui pourrait rentrer dans mon projet de livres. C’est libérer mon cerveau d’autres préoccupations, et me concentrer sur ces projets, au moins à des moments données.

Ce qui marche pour moi, c’est me donner des dates limites – sinon je procrastine sans fin – et de décider du jour où je m’y mets, comme pour les article du lundi.

Si vous n’êtes pas disponible, l’idée ne viendra pas. Ou si elle vient, elle s’en ira ou partira dans un coin parce que vous n’êtes pas disposé-e à la mettre au monde.

Soyez disponibles pour recevoir les idées, et pour agir dessus.

 

Choisissez le moyen d’expression approprié – la règle numéro 3 de l’artiste

Pourquoi c’est facile pour moi d’écrire semaine après semaine après semaine et de trouver des idées ? Parce qu’écrire est facile pour moi. C’est mon talent. Ce n’est peut-être pas votre talent. Cela veut dire que votre inspiration, les idées que vous avez eues, devront être mises au monde différemment.

Peut-être que c’est via des projets concrets dans votre communauté, peut-être que c’est par la création d’une entreprise et les services et produits que vous offrirez, peut-être que c’est via la peinture, peut-être que c’est via la façon dont vous éduquez vos enfants.

Peu importe : votre inspiration sera beaucoup plus fluide si vous choisissez un moyen d’expression qui vous ressemble, qui est naturel pour vous, et que vous exercez avec plaisir : un talent.

Ainsi vous aurez beaucoup de facilité à faire attention et à être disponible, parce que vous saurez d’avance quoi faire de ces idées captées.

 

Fluidifiez l’intérieur – la règle numéro 4 de l’artiste

Tout ça ne fonctionne pas si votre intérieur n’est pas fluide. Ou ça fonctionne moins facilement. Que votre intérieur soit fluide signifie que vous êtes en mesure de capter les idées, de capter l’inspiration, de les laisser traverser votre corps afin qu’elles s’expriment dans le monde réel par le moyen que vous aurez choisi.

Un intérieur non fluide, c’est un intérieur qui a peur.

Vous avez peur du jugement des autres, vous avez peur de vous tromper, vous avez peur que ce ne soit pas à la hauteur. L’idée est là, mais la mise en oeuvre fait souffrir.

Par exemple, le syndrome de la page blanche vient souvent de là : vous êtes devant la page blanche, vous captez peut-être plusieurs idées, mais ce n’est pas assez fluide pour que ça arrive à vos doigts.

J’avoue ne plus vraiment connaître ça. Devant la feuille, si je suis disponible, j’écris. Mais je l’ai connu, beaucoup. Quand j’avais peur que ce que j’écris ne soit pas parfait, ou que je me mettais beaucoup de pression parce que je me disais que je n’arriverais jamais au bout, et que par conséquent ça ne valait pas le coup.

La vérité, c’est que quand ce n’est pas fluide à l’intérieur, vous n’êtes pas 100% disponible car vous devez lutter avec des voix. Les petites voix qui vous disent que c’est nul, que c’est ridicule, que c’est fou, que ça ne marchera jamais.

Une technique, quand vous êtes en phase de capter une idée pour la mettre au monde, imaginez-vous dans une bulle blanche où le monde extérieur n’existe plus. Et imaginez votre corps rempli d’air.

On s’en fout de qui vous êtes, ou de vos peurs, ou vos blocages. Votre idée à juste besoin – parce qu’elle n’a ni bras ni jambe – d’un être humain par lequel s’exprimer.

Mettez votre égo de côté, soyez un simple conduit. Vous jugerez après.

Créer et éditer sont deux processus différents – la règle numéro 5 de l’artiste

Autre chose qui peut vous bloquer : vous juger tout en créant.

Ce sont les mêmes petites voix qu’avant qui vous disent alors que vous êtes en pleine action : ‘c’est nul, revient dessus, change’. Si elles ont fini par vous laisser tranquille au début, elles ont tendance à revenir tout le long.

Mais elles ont tort. Il y a un moment pour créer, et il y a un moment pour corriger. Si à chaque fois que vous faites une action, vous revenez dessus pour corriger, alors vous n’avancerez pas, vous donnerez simplement plus de force aux petites voix hargneuses.

Créer et éditer sont deux processus différents. On ne peut pas juger alors qu’on créee, en écriture et dans la vie, parce que le premier jet de ce que l’on fait est toujours améliorable (voire nul).

Editer c’est la partie chiante. Elle est rationnelle. Elle n’est pas créative. L’inspiration n’a rien à voir avec elle (sauf si vous réécrivez / recréez des parties entières de votre projet). Ainsi l’inspiration et le jugement sont comme l’eau et l’huile, ils ne se mélangent pas.

Quand vous êtes en train de mettre en oeuvre l’idée, ne réfléchissez pas à si c’est bien ou pas, car vous ralentirez le flux, et vous bloquerez le conduit. Mettez l’ego et le perfectionnisme de côté. Créez, seulement. Le plus important, c’est de sortir ce que vous avez à l’intérieur.

Encore une fois, être disponible, c’est avoir les antennes à l’air. Quand vous vous jugez, quand vous corrigez, quand vous laissez vos peurs parler : vous n’êtes pas disponible. Vous captez mal, et vous ne pouvez pas mettre votre idée au monde.

 

Les 5 blocages que vous avez probablement

 

Vous n’êtes pas inspiré pour un projet ? Vous avez du mal à mettre en oeuvre vos idées ? Eh bien vous avez probablement l’un de ces 5 blocages :

  • Vous ne faites pas attention au monde autour de vous ;
  • Vous n’êtes pas disponible, mentalement et physiquement ;
  • Vous vous exprimez via le mauvais moyen ;
  • Vous n’êtes pas fluide à l’intérieur ;
  • Vous corrigez en créant (je le répète, c’est mal, et pas cool pour votre muse).

 

A vous : j’ai identifié que mon blocage actuel vient de la disponibilité, et je sais comment le corriger. Quel est le vôtre et que pouvez-vous faire pour laisser l’inspiration venir ?

 

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